La préparation du mil pour en faire de la farine est un travail très astreignant. Il faut battre les épis, les vanner, puis ensuite transformer les grains en farine. La construction et l’installation d’un moulin libère les femmes de la lourde tâche quotidienne d'écraser les grains à la main.
Le fonctionnement régulier des moulins étant très important. LTGA a accepté la suggestion du Chef de financer un petit magasin de pièces détachées courantes pour assurer une réparation rapide en cas de panne, c'est l'ADT qui en assure le fonctionnement. A défaut de stock sur place, il faut aller à Ouagadougou pour la moindre pièce ce qui entraîne des coûts et des retards supplémentaires.
Signe d'une petit amélioration du niveau de vie, des familles de plus en plus nombreuses peuvent se payer la mouture de leur mil; preuve en est le fait que, dans de nombreuses concessions, la structure en banco sur laquelle les femmes écrasaient le mil pour en faire de la farine est laissée à l'abandon, faute d'emploi.
Avec l’aide des villageois qui participent à la construction du bâtiment, l'Association a pu installer 10 moulins à Boulma, Namassa, Tibili, Kouma, Lemesré, Pathiri, Mare, Yargo, Saguere et Tansaiga (quartier de Boulma).
Ces moulins sont équipés d’un moteur monocylindre diesel 10 CV qui peut actionner deux meules, l’une pour les céréales et l’autre pour les oléagineux, en particulier les arachides et les noix de karité; cependant la plupart des moulins ne sont équipés que de la meule à céréales.
Les étapes de la transformation de l’épi de mil en farine: